Mikko Helimo raconte son parcours linguistique dans le numéro neuf de CLI Perspectives. Mikko a été piqué par le virus du chinois pendant son MBA à Pékin. Après des années dans le secteur bancaire en Finlande, l'envie ne l'avait pas quitté. Avec pour objectif de travailler dans le monde des affaires chinois, il est retourné dans l'Empire du Milieu pour apprendre le mandarin. Comment a-t-il apaisé sa passion pour le chinois ? Lisez la suite !
Oubliez vos peurs, parlez chinois
Par Mikko Hélimo, CLI Programme d'immersion Apprenant
Après dix ans passés dans la banque à gérer les investissements de clients, j’ai décidé qu’il était temps de faire autre chose. J’ai toujours été attiré par la Chine, et en particulier par le monde des affaires chinois. Après un séjour de quatre mois à Pékin en 2001, je savais saluer les gens et dire merci. Mais je savais que, si je voulais faire carrière en Chine un jour, je devais apprendre à parler correctement chinois.

J’ai entendu parler de CLI pour la première fois par un ami. Il m’a convaincu que Guilin offrirait un cadre idéal pour apprendre, pour plusieurs raisons : CLI lui-même, des prix abordables (nourriture, logement, taxis), un air relativement pur, et une ville où il est facile de se déplacer (pas d’embouteillages de deux heures comme à Pékin).
Une fois ma décision prise de venir à Guilin, j’ai contacté l’équipe et je lui ai fait part de mes objectifs d’apprentissage. Au début, je voulais surtout pouvoir communiquer avec les gens ; je me concentrais donc sur l’oral, et moins sur les caractères.
Tout le processus pour venir à Guilin s’est déroulé sans le moindre accroc. J’ai fait mon inscription par Internet avec Nancy Fried, et à mon arrivée, le personnel de CLI m’attendait à l’aéroport et m’a conduit à mon bel appartement, assez récent, près du bâtiment de CLI. Dès le premier jour, on m’a présenté mes trois professeures et les cours ont commencé aussitôt. Le personnel de CLI m’a aussi aidé à ouvrir un compte bancaire et à obtenir un numéro de téléphone portable. Tout a été simple et je me suis vraiment senti bien accueilli.
Nous avons utilisé toutes sortes de supports (livres, Internet, documents) pour enrichir mon vocabulaire, mais pour moi, la méthode la plus utile a tout simplement été de parler et d’écouter. Quand je ne comprenais pas la question ou la réponse, je demandais à ma professeure de reformuler sa phrase un peu différemment et d’écrire au tableau les mots clés qui me manquaient. Peu importait le sujet de conversation : à force de pratiquer, on finit par se sentir à l’aise pour parler de n’importe quoi avec n’importe qui. J’ai eu de nombreux moments « waouh » en réalisant que je parlais et écoutais depuis deux heures d’affilée, alors que cela m’avait semblé durer cinq minutes.
En dehors des cours, j’ai aussi voyagé à Zhangjiajie, Liuzhou, Nanning, Yangshuo, Shanghai, Hangzhou et Suzhou. Guilin est bien reliée au reste de la Chine, par avion comme par train. Mettre à profit mon nouveau chinois a été l’un des temps forts de ces voyages. Il y a un moment dont je me souviendrai sans doute toute ma vie. J’étais au sommet d’une montagne dans le parc national de Zhangjiajie quand un jeune garçon, l’air nerveux, s’est approché de moi : il voulait pratiquer son anglais. Nous avons discuté 20 minutes de nos vies, lui en anglais, moi en chinois. Ses derniers mots ont été : « waouh, jusqu’ici j’avais peur de parler aux étrangers, mais après ça, je n’ai plus peur. » C’est exactement ce que je veux dire : pratiquez simplement votre expression orale et vous ne serez plus nerveux.

Le meilleur côté de la vie dans une ville où l’on parle peu anglais et pas du tout finnois, c’est qu’on peut pratiquer avec n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Qu’il s’agisse de commander des nouilles de riz de Guilin, d’acheter des billets de cinéma ou de jouer au Uno entre amis, chaque jour offre une occasion de parler chinois. Les habitants de Guilin sont très sympathiques et engagent souvent eux-mêmes la conversation. Ils sont ravis dès qu’ils s’aperçoivent que vous parlez chinois.

Mikko au parc national de ZhangjiajieJe voudrais remercier mes professeures Nancy, Avril, Molin et Catherine pour tous ces cours passionnants, ainsi que le reste de l’équipe de CLI, qui a rendu mon séjour à Guilin agréable et mémorable. J’ai énormément appris.
